Archives pour la catégorie Poésie

Ms Miller (Would you mind loving me)

In the dark of the night
He saw the killer
Of his dying heart
Her name, Ms Miller
 
Walking on the street
Balancing her hips
On her high hills
Under the falling sleet
 
He tried to slide
But couldn’t even breath
Pretended to stalk
Just not to talk
 
What could he say?
Nice to meet you Ms Miller
Would you mind loving me?
 
What a night
For a bright
Shooting star
Daughter of a Czar
 
Her big blue eyes
Her fleshy red lips
Coming from the deeps
Of his lonely dreamy days
 
She stared at him
And finally said
My name is Kim
Kim Miller Anderwood
 
He barely heard
When he answered
Amir Alaoui from Tinder
Nice to meet you Ms Miller
 
Nice to meet you Ms Miller

Ricochets

Saisons

Il y a des hivers chauds
Des étés tristes
Des printemps qui sont des automnes 
Et des feuilles qui tombent sur le chemin des amoureux

 

Mâle

Ta barbe qui pique mes lèvres
Ton étreinte qui brise mes os
Ton amour qui serre mon cœur
Et j’ai le mâle de toi

 

Bleu

J’ai le blues
J’ai le blues de lui
Du bleu de ses yeux
Qui nargue le bleu des cieux
Et mon cœur sans blouse
À nu sous la pluie

Princesse

ll arriva sur son cheval blanc sans deviner
Qu’elle préférait le noir des purs-sangs.
Il s’approcha de ce corps dormant
Et embrassa sa bouche rouge sang.
Elle ne se réveilla pas, rêvant
De loups voraces et de doux agneaux en sang.
Surpris, il remonta sur son destrier
Et retourna au royaume enchanté des bleus sangs.

Amour

Tu m’entends, écoute-moi
Je t’aime, je t’aime, je t’aime
Je vais te le crier, tant pis
Partout, sur les toits de Paris
Mais mon Dieu que je t’aime
Je suis fou de toi
 
 
Cruellement
Jalousement
Avidement
 
 
Shemsi, je t’aime
Mon soleil, ma lune
Pour toi, je brûlerai même
Mes cendres dans l’urne
 
 
Ma Vénus, ma Saturne
Toi et moi, c’est le feu des étoiles
Le crash des comètes sur Neptune
Les trous noirs sous les voiles
 
 
Allez viens, je t’en prie
Donne-moi ta main
Je ne la lâcherai plus, promis
Crois-moi comme un saint
 
 
Crois-moi comme je te vénère
Crois-moi, t’aimer est un enfer
 
 
Tu le vois l’océan sauvage
Tu les vois ces vagues
Elles se cassent sur la plage
À la vue de tes pieds qui dansent
Comme je me fracasse
Devant le dessin de ton visage
 
 
Aime-moi
Parce que moi, je n’aime que toi
 
 
Ensemble, nous irons à Delhi
Nous grimperons l’Himalaya
Nous visiterons le Dalai Lama
Avant de nous perdre en Mongolie
 
 
À pied sur la route
Puis dans une yourte
Où je serai ton seul amant
Pour te faire trois enfants
 
Alors si toi aussi tu m’aimes
Écris moi une lettre
Au 36 quai des Êtres
Amour, je t’aime

Madame

Madame se réveilla
Mariée, deux enfants
Un chat birman
Et un acacia

Elle se lava le visage
Se regarda dans le miroir
Vit une femme sans rage
Résignée à ne plus croire

L’amour, un mythe d’une autre ère
La liberté, une chimère

Monsieur quitta la couche
La frôla de son bras
Peu sûr de ses pas
Et rejoignit la douche

Elle suivait du regard
Ses mouvements hagards
Avant de fixer
Ses fesses momifiées

Désir, désir, où es-tu ?
M’entends-tu ?

Arsenic, strychnine, huile de ricin ?
Dans son café du matin,
À midi dans le gratin,
Ou au goûter, dans son pralin ?

Que choisir
Pour en finir

Les cris des enfants la rappelèrent
À son train-train mortifère
Aujourd’hui, ce sera école, devoirs et bain
Pour le reste, elle verra demain