A vous qui faites trembler mon corps et battre mon cœur,
J’écris ces quelques mots
Car pendant que mon corps s’enivre de vos fleurs
Mon cœur, contraint, chavire sous vos assauts
Et alors je me noie à vous aimer
Sans jamais me lasser de vos baisers
A vous qui faites trembler mon corps et battre mon cœur,
J’écris ces quelques mots
Car pendant que mon corps s’enivre de vos fleurs
Mon cœur, contraint, chavire sous vos assauts
Et alors je me noie à vous aimer
Sans jamais me lasser de vos baisers
A toi qui fait trembler mon corps et battre mon coeur,
J’écris ces quelques mots
Car pendant que mon coeur chavire et que mon corps s’enivre
Je veux que tu saches que tu es seul coupable.
Gardes, guillotine !
Non, non ! Pardonnez-le
Comme je lui pardonne
Désormais et à jamais, je serai sa victime.
À l’aube d’un matin d’hiver,
Amarrés dans la chaleur de nos corps
Somnolents et endoloris par l’enfer
D’une nuit où nous vaguions loin du port,
Je murmure ton nom cent fois crié hier
Pendant que tu flattes ma peau, fier
De ressusciter la houle sommeillant en moi
Et de subir de doux assauts, preuves de mon émoi.
Alice, je le jure, ne se réveillera pas, pas encore
Pas avant de partager un dernier corps à corps.
Quand les volets ouverts et les cartes rabattues,
Nous sommes fin prêts pour un pain perdu.
Midi arrive, tes baisers comme tes roses,
Promettent monts et merveilles.
La porte claque, tu t’en vas et alors j’ose
Croire en un éternel sommeil.
Réalité ou fiction ?
La destination rimerait-elle avec mirage ?
Capitaine, ô capitaine, où nous emmènes-tu avec cet attelage ?
Au pays de la passion.
Battre la chamade
Exploser en vol
Échouer en Barbade
Couvert de pétrole
Mon cœur, cet albatros
Mort de la guerre des hommes
Aux premières lueurs du soleil
Homme lève-toi et marche
Car de nous jamais le ciel
Ne fut si éloigné et si proche
Prends les armes du salut,
Ta conscience, ta dignité et tes amours
Et porte les à ton cou tels des totems de l’absolu
Puis cours à en perdre le souffle après ta seule bravoure
La vie, malicieuse, t’apprendra la tristesse
Quelquefois joyeuse t’offrira le simple bonheur
En retour, tu lui feras le sacrifice de la paresse
Pour forger des lendemains heureux de lenteur
Parce qu’il est vrai et qu’à raison et à tort,
Le présent nous entraîne comme par malédiction
Dans les abysses de notre prochaine mort,
Onde invisible crainte et maudite avec passion
Alors n’oublie pas de t’arrêter et d’observer
Cet horizon de plaines, de montagnes et de mers
Il te rappellera ceux qui t’ont et que tu as aimés
Et ranimera parfois des souffrances toujours amères
Tu reviendras alors à la vie et savoureras à pleine bouche
Thés et vins, pigeons et bœufs, légumes et fruits
Puis comme les petits hommes, tu rentreras à la ruche
Pour enfin apprécier les songes de la nuit
Et voilà qu’elle le voit
Assis par terre assis par là
Se demandant encore pourquoi
Elle ne peut faire le premier pas
La vie à deux définitivement ne sera
Que ce bonheur à attendre en vain
Parce que pour lui ses sourires béas
Ne sont qu’une petite musique en départ de train
Elle le regarde le cœur plein
Débordant d’amour et de tendresse
Il l’observe l’esprit au loin
Un verre à la main et le mot qui blesse
Elle entend ses murmures et ses poils se dressent
Il écoute ses arguments mais ne rêve que d’horizon
Alors à défaut d’être sa maîtresse
Elle prend le large direction Viry-Chatillon
Rien, rien, il ne ressent rien
Pour toujours, à jamais, elle s’en va