Battre la chamade
Exploser en vol
Échouer en Barbade
Couvert de pétrole
Mon cœur, cet albatros
Mort de la guerre des hommes
Battre la chamade
Exploser en vol
Échouer en Barbade
Couvert de pétrole
Mon cœur, cet albatros
Mort de la guerre des hommes
Aux premières lueurs du soleil
Homme lève-toi et marche
Car de nous jamais le ciel
Ne fut si éloigné et si proche
Prends les armes du salut,
Ta conscience, ta dignité et tes amours
Et porte les à ton cou tels des totems de l’absolu
Puis cours à en perdre le souffle après ta seule bravoure
La vie, malicieuse, t’apprendra la tristesse
Quelquefois joyeuse t’offrira le simple bonheur
En retour, tu lui feras le sacrifice de la paresse
Pour forger des lendemains heureux de lenteur
Parce qu’il est vrai et qu’à raison et à tort,
Le présent nous entraîne comme par malédiction
Dans les abysses de notre prochaine mort,
Onde invisible crainte et maudite avec passion
Alors n’oublie pas de t’arrêter et d’observer
Cet horizon de plaines, de montagnes et de mers
Il te rappellera ceux qui t’ont et que tu as aimés
Et ranimera parfois des souffrances toujours amères
Tu reviendras alors à la vie et savoureras à pleine bouche
Thés et vins, pigeons et bœufs, légumes et fruits
Puis comme les petits hommes, tu rentreras à la ruche
Pour enfin apprécier les songes de la nuit
Et voilà qu’elle le voit
Assis par terre assis par là
Se demandant encore pourquoi
Elle ne peut faire le premier pas
La vie à deux définitivement ne sera
Que ce bonheur à attendre en vain
Parce que pour lui ses sourires béas
Ne sont qu’une petite musique en départ de train
Elle le regarde le cœur plein
Débordant d’amour et de tendresse
Il l’observe l’esprit au loin
Un verre à la main et le mot qui blesse
Elle entend ses murmures et ses poils se dressent
Il écoute ses arguments mais ne rêve que d’horizon
Alors à défaut d’être sa maîtresse
Elle prend le large direction Viry-Chatillon
Rien, rien, il ne ressent rien
Pour toujours, à jamais, elle s’en va